COMMUNIQUÉS DE PRESSE

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mise en ligne de la lettre d'appui « Protégez nos petits élevages de coqs et de poules domestiques! » par Dominic Lamontagne

Sainte-Lucie-des-Laurentides, le 8 février 2022

En 2021, les Producteurs d’œufs d’incubation du Québec (POIQ) ont obtenu de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) une modification règlementaire afférente à leur plan conjoint (voir: décision 12052).

Une centaine de personnes, propriétaires de petits élevages de poules domestiques (au nombre desquels se trouve Dominic Lamontagne) et citoyens soucieux de conserver leur liberté d’approvisionnement, contestent cette modification devant la Régie qui décide de considérer la demande des contestataires (N/Réf.: 165-07-01-08-01).

Le 1er novembre 2021, à la suite de plusieurs conférences de gestion, la Régie déclare que le litige qui oppose les demandeurs aux Producteurs d’œufs d’incubation devra faire l’objet d’une séance publique qui se tiendra les 21, 22 et 25 février 2022.
(Voir : https://services.rmaaq.gouv.qc.ca/SeancesPubliques?page=2)

Parmi les sujets qui seront abordés à l’occasion de cette audience figure l’ «Examen de l'opportunité de modifier le Plan conjoint des Producteurs d'œufs d'incubation du Québec afin d'exclure certaines personnes visées par celui-ci».

Précisons que le plan conjoint des POIQ, et les règlements qui en découlent ont pour objet l’œuf d’incubation de la poule domestique.

Pour le moment, tout porte à croire qu’un œuf d’incubation est tout œuf fécondé qui a été pondu par une poule domestique fertile. Ainsi, tout œuf pondu dans un élevage mixte de poules et de coqs en âge de se reproduire doit être considéré comme un œuf d’incubation.

En qualité d’artisan fermier, Dominic est propriétaire d’un tel élevage. Selon les termes actuels du plan conjoint, tous les œufs qu’il produit, qu’il choisisse de les faire incuber ou pas, pourraient être considérés comme des œufs d’incubation.

Or, lorsqu’on ne détient pas de quota, la production de tels œufs est interdite par les règlements qui découlent du plan conjoint (voir l’article 2 de ce règlement sur le contingentement). En effet, contrairement à la production d’œufs de consommation et de poulets à chair, la possibilité de produire des œufs d’incubation sans quota n’existe pas.

En somme, s’il s’avère que tout œuf fécondé est bel et bien régi par les règlements instaurés par les POIQ – et rien pour l’instant ne nous permet de croire qu’il ne l’est pas –, ceci risque de mener, à brève échéance, à la disparition d’une importante partie des petits élevages québécois de coqs et de poules domestiques de races diverses.

C’est pour cette raison que Dominic, militant engagé pour la légalisation de l’agriculture artisanale et auteur de La ferme impossible et de L’artisan fermier, un essai et un guide pratique publiés chez Écosociété, a mis en ligne une lettre d’appui addressée à la RMAAQ.

En date du 16 février, la lettre d'appui, qui sera remise aux régisseurs à l'occasion de la séance publique de février, a été signée par plus de 2800personnes.

Ils et elles ont signé parce que:

La réalité des élevages à petite échelle est méconnue des organisations qui se prononcent pourtant sur leur devenir. Si on a pu considérer un instant que les éleveurs à petite échelle étaient concernés par cette réglementation, n'aurait-on pas alors dû les consulter, avant toute chose? Il s'agit probablement de la démonstration la plus éloquente que cette réglementation ne concerne en rien les élevages à petite échelle, et qu'elle ne devrait jamais constituer une entrave à leur autonomie. Fernande Ouellet, co-propriétaire de la ferme Rusé comme un canard.

Nous devons rester solidaires devant les tentatives d'asservissement d'une industrie monopolistique toujours plus vorace. Produire en toute autonomie ses aliments devrait être un droit fondamental pour tous les peuples.
Véronique Bouchard, fermière et épicière de famille, agronome et autrice de «Cuisiner sans recettes»

Parce qu'une des clés de la résilience, c'est la diversité!
Julie Aubé, nutritionniste, chroniqueuse et autrice de «Mangez local!»

J'appuie cette cause importante; il faut lever les barrières pour que la petite agriculture et l’autonomie alimentaire perdurent!!
Pascal Hudon, propriétaire de Pascal le boucher

Je signe parce que l'agriculture industrielle est un désastre permanent pour les humains et les autres êtres qui peuplent cette planète.
Yves-Marie Abraham, auteur de «Guérir du mal de l'infini» et «Creuser jusqu'où?»

La seule voie vers la santé des écosystèmes, vers l’autonomie et vers la liberté, c’est la reconstruction du lien qui nous unit à notre territoire. Et ce lien, c’est l’alimentation.
— Elisabeth Cardin, autrice de «Le temps des récoltes», «L’érable et la perdrix» et artiste visuelle

L'agriculture vivrière est le meilleur moyen de posséder son alimentation et de prendre en main sa santé et son impact sur l'environnement. Il est temps d'encourager collectivement la paysannerie.
— Marie Thévard, autrice de «Le jardin vivrier»

Je n'accepterai jamais que des paysans soient traités comme des criminels parce qu'ils veulent nourrir leur communauté immédiate
— Maxime Laplante, agronome, fermier bio, co-fondateur de l'Union paysanne

 

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ENTREVUES, IMAGES ET RENSEIGNEMENTS :

AMÉLIE DION

amelie@enpleinegueule.com
514 849-7418

 



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